Articles

 

Spécial ours à Somiedo en Asturies – Espagne (Préparation pour le séjour programmé du 7 au 14/09/2014)

La rumeur circule depuis un moment déjà : la population d’ours bruns, dans le Nord-Ouest de l’Espagne, évolue favorablement. De la quasi extinction dans les années 80, avec à peine une ou deux dizaines de spécimens, à aujourd’hui, avec une population saine, forte de plus de 200 animaux, l’optimisme est permis.

Nous avons donc décidé d’aller voir sur le terrain, accompagnés du personnel spécialisé de la F.O.P,  (Fondation Ours Brun, Fundacion Oso Pardo) entité espagnole qui travaille assidument à la récupération de l’espèce depuis plus de 20 ans.

Le printemps est particulièrement propice à l’observation du grand plantigrade : l’hibernation est terminée, les oursons nés pendant l’hiver se risquent aux premières sorties hors de la tanière, le rut est l’occasion de grands déplacements et de multiples interactions entre les individus adultes des deux sexes.

Habitués aux observations furtives, aux longues heures d’attente souvent infructueuses, quels ne furent pas notre étonnement, notre joie et notre émotion à pouvoir observer longuement, dès le premier jour et malgré des conditions météorologiques hivernales pénibles (nous sommes fin avril) deux jeunes mâles, probablement des frères, broutant paisiblement à quelques centaines de mètres l’un de l’autre, sur un versant de colline boisé.

Le deuxième jour, habilement guidé par un jeune membre de la F.O.P., parfait  connaisseur du terrain, nous installons notre affut face à une falaise rocheuse qui semble plus adaptée au nid de l’aigle qu’à la tanière de l’ours. Et pourtant notre attente n’est pas très longue. Au beau milieu de la paroi, comme surgie de nulle part, apparait une masse noire mobile. Nous nous précipitons sur les longues vues. C’est bien un ours. Ou plutôt une ourse. Une grosse maman ours. Elle scrute longuement  les alentours et hume, museau pointé vers le ciel, l’air environnant. Rassurée, elle s’éloigne nonchalamment de son gîte, une fissure dont l’entrée nous est invisible. A la recherche de rares jeunes pousses végétales, elle vaque sur un terrain où nous aurions sans doute besoin de cordes et de mousquetons pour nous déplacer. Nous supposons qu’elle a  passé l’hiver et mis bas quelques mois plus tôt à l’abri de ce site imprenable. Nous écarquillons les yeux, « scannant »  attentivement l’endroit où elle est apparue, tentant vainement de découvrir l’entrée de la tanière. Mais notre angle de vue ne nous permet aucune conclusion. Jusqu’à ce que….. deux petites têtes poilues aux grandes oreilles apparaissent furtivement entre les rochers. Pour disparaître aussitôt. Aucun doute possible, même si l’observation est fugace et la lumière de fin du jour peu favorable, il s’agit bien de deux oursons à l’entrée d’une discrète crevasse. La nuit tombe, il nous faudra revenir.

Les journées se succèdent. Lors de l’affut suivant, nous suivons, aux jumelles, le comportement d’un jeune adulte, pendant près de 7 heures : déplacements, repos, alimentation, debout, assis, couché… Le lendemain, pas moins de 5 individus adultes, mâles et femelles, apparaîtront à portée de télescope, visiblement à la recherche de partenaires sexuels : longs déplacements, poursuites, intimidations, approches, reculs. La richesse, la qualité et la durée des observations vont crescendo. Ainsi que notre émotion.

Déjà arrive le dernier jour. Nous décidons de retourner à la paroi de la tanière, avec l’espoir que les deux oursons se risqueront hors du nid. L’attente se fait plus longue. L’après-midi s’étire et rien ne bouge. Il  reste  à peine quelques heures avant le crépuscule. La famille au complet a-t-elle déjà quitté la tanière ? Non ! La voilà ! Elle sort ! La mère ! De nouveau elle vérifie attentive les environs, visuellement et olfactivement, avant de s’éloigner de son pas typique, chaloupé. Elle s’arrête souvent, regarde en arrière. Ils sortent ! Les oursons ! Maladroits mais téméraires, leur souplesse compense leur manque d’assurance. En quelques bons, chutes et cabrioles, ils sont dans les pas de leur génitrice.  C’est maintenant un trio qui se déplace, lentement, au milieu des rochers escarpés. Soudain, quelqu’un donne l’alerte. A gauche, deux autres ! Les optiques s’orientent, presque synchrones, dans la direction indiquée. En effet, dans un pré, une femelle, suivie à quelques dizaines de mètres d’un mâle, gros, énorme en comparaison. Comportement de rut. Elle se laisse approcher. Recule. Il la rattrape. Lui mord le cou. Elle tombe sous son poids. Ils se roulent dans l’herbe. Se relèvent. Courte poursuite. Monte. Copulation, rapide, frénétique. Séparation. Poursuite. Nouvelle copulation. Il s’effondre, visiblement épuisé par l’effort. Elle disparait dans la végétation. Après quelques minutes, il se relève et disparait à son tour, sur ses traces.

Mouvement de longues vues. Retour aux oursons, maintenant en pleine activité, sous l’œil attentif de leur mère. Encore des cumulets, des acrobaties et des roulades, en pleine paroi ! Mais la lumière descend, les images perdent en netteté, l’observation devient difficile. Le temps a filé très vite, trop vite, pris que nous étions dans ce grand spectacle, véritable feu d’artifice naturaliste. Une apothéose pour notre dernier jour de terrain.

Inouï, incroyable, inimaginable, sont les commentaires qui reviennent le plus souvent dans nos conversations, sur la route du retour. Nous sommes sous le choc de l’émerveillement. Nos expectatives sont  comblées au-delà  de tout espoir. En une semaine nous avons vu 21 ours différents, certains plusieurs fois, d’autres pendant de longues heures.

Oui, les ours cantabriques vont bien. Oui, il est permis de penser que le spectre de l’extinction de l’espèce s’éloigne. Oui, l’excellent travail de conservation réalisé toutes ces années porte ces fruits.  Oui l’observation  sans interaction avec  l’animal est faisable. Oui, il est possible d’organiser un tourisme naturaliste responsable, durable, éthique et  qui soit aussi une ressource économique pour les populations locales.

Que soit ici remercié tout le personnel de la F.O.P. pour leur accueil, leur disponibilité et leur professionnalisme.

Karl Seyns

Pour en savoir plus : http://www.fundacionosopardo.org/  (en anglais et espagnol, avec superbes vidéos et photos)

Les îles éoliennes : Lipari, Vulcano et Stromboli – Italie (Du 25/04 au 1/04/2013)

Nous étions cinq, impatients de découvrir les Iles Eoliennes et ses fameux volcans.

Notre premier contact fut la pittoresque Ile de Lipari où, en guise de préambule, nous avons visité le célèbre musée de vulcanologie, sous la houlette de notre guide vulcanologue Carole.

Après avoir glané quelques échantillons de pierre ponce et d’obsidienne, nous étions prêts à affronter le terrain avec, en guise de mise en jambes, l’ascension du Vulcano, (400 m. d’altitude). Sa superbe caldera, ses fumerolles « odorantes », ses  fleurs de soufre jaune furent pour nous une belle découverte.

Après une navigation mouvementée, nous abordions l’île de Stromboli où nous attendait son célèbre volcan de 900 m. d’altitude,  toujours en activité.

Sa conquête se fit en deux étapes : la première de jour, à 110 m d’altitude, d’où nous avons observé les éruptions d’épais nuages de cendres, accompagnées d’impressionnants roulements et grognements sonores, témoignant d’une grande vitalité !

Mais c’est le soir, au cours d’une deuxième approche, à 450 mètres d’altitude, que nous découvrions le spectacle le plus impressionnant : des éruptions puissantes et répétées, des couloirs de lave rougeoyante, des blocs de roches dévalant jusqu’à la mer.

Ce n’est qu’après la fatigue des appareils  photos que nous sommes redescendus, en silence, guidés par nos lampes frontales mais encore la tête pleine d’images et de questionnements sur ce magnifique « feu d’artifice » que nous avaient offert la nature et notre bonne vieille Terre.

Merci encore à Carole de nous avoir transmis son savoir et son enthousiasme !

Alain Straetmans

Les Lacs de Champagne – France (Du 22 au 24/02/2013)

C’est un froid sibérien qui nous attendait pour ce week-end champenois !

Malgré tout, de belles observations vinrent nous réchauffer. Signalons les faits marquants : des Grues cendrées évidemment mais aussi de nombreux Cygnes de Bewick et quelques Harles piettes, de nombreux Courlis cendrés cherchant des coins de prairies non gelés…

Parmi les rapaces, de nombreuses Buses variables guettaient les rares proies, des Milans royaux firent quelques apparitions et surtout… deux Pygargues à queue blanche planèrent assez longuement dans le ciel, permettant ainsi de détailler leur silhouette typique de « planche à repasser volante ».

En passereaux, le petit port de plaisance de Dienville accueillait des Bouvreuils pivoines, un Grosbec casse-noyaux, des Tarins des aulnes… ce qui mit de la couleur dans un dimanche enneigé !

Sophie Glotz

Aux portes de Bruxelles – Belgique (Le 9/02/2013)

Au départ de l’Atomium, sous un froid glacial et un paysage quelque peu enneigé, nous démarrons notre découverte.

Très vite, nous observons, se dorant au soleil, des Perruches à collier dont une quarantaine   ont été lâchées ici même en 1974 à la fermeture du parc du Meli. Aujourd’hui, on en comptabilise environ 10.000 !

A l’arrière du Domaine Royal de Laeken, d’anciennes cressonnières sont en cours de réhabilitation.

Ensuite, nous poursuivons notre promenade à travers des quartiers peu urbanisés de la Ville de Bruxelles pour aboutir à la ferme « Nos Pilifs » où un pique-nique en plein air est improvisé dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

Nous passons en Région flamande, sur le territoire de la commune de Vilvoorde, où d’anciens chemins creux ont pu encore être préservés.

A Grimbergen, c’est la découverte d’un moulin à eau à 16ième siècle qui marque un arrêt avec une dégustation de la bière d’abbaye !

En longeant le Maelbeek, par un chemin quelque peu boueux, nous revenons à notre point de départ.

Bruno Verhelpen

Les oiseaux de Zélande – Pays-Bas (Du 1er au 2/12/2012)

Ce sont dix courageux participants qui sont venus affronter l’hiver en Zélande. Heureusement, entre les gouttes, flocons et grêlons … il faisait beau !

Nous avons commencé notre exploration par le Veerse Meer où la diversité des espèces a frappé les esprits : Canards siffleurs, Harles huppés et Garrots à œil d’or, Bécassines des marais, Vanneaux huppés, Huîtriers pies et Chevaliers gambettes, Courlis cendrés, Mouettes rieuses, Bernaches cravants …

Ensuite, nous nous sommes attaqués à la zone du « Plan Tureluur » : Barge rousse, Bécasseau maubèche, Tadorne de Belon … sont venus s’ajouter. Une femelle de Harle piette donnera un peu de fil à retordre aux participants.

Le dimanche, l’exploration de prairies nous plongea dans l’ambiance typique zélandaise : des Courlis cendrés, Vanneaux huppés et Huîtriers pies courant parmis des centaines d’Oies cendrées, Bernaches nonettes et cravants (dont un exemplaire de la rare sous-espèce Bernache cravant du Pacifique, venue d’Amérique du Nord !). Un Guillemot de Troïl ravira les participants : hé oui, il y a des « pingouins » dans nos contrées ! Nous achèverons le circuit au Brouwersdam, où Virginie trouvera son Phoque gris, tant espéré !

Sophie Glotz

Brame du cerf à Saint-Hubert – Belgique (Du 21 au 23/09/2012)

Il fait encore nuit lorsque nous arrivons à l’endroit prévu. Nous sommes littéralement accueillis par un concert de brame! Pas moins de 6 ou 7 cerfs se livrent à des joutes verbales de plus en plus fortes. Ils sont présents partout, nous sommes encerclés. Certains sont très proches de nous. Entendre ces cris rauques dans le silence du petit matin au cœur de la forêt d’Ardenne est un spectacle à la fois envoûtant et inoubliable.

Soudain, après un bref répit, un claquement de bois retentit à l’orée de la forêt, juste devant nous. Pas de doute, il y a combat. A plusieurs reprises, nous entendons les bois qui s’entrechoquent. Quelques instants plus tard, nous apercevons deux cerfs se poursuivant sur la zone dégagée. Le vaincu disparaît dans les genêts sans demander son reste. Le vainqueur, un superbe 14 cors, parade. Puis il disparaît. Mais, ce n’est qu’une fausse sortie. Il revient avec sa harde de biches. Tantôt, il hume l’air, tantôt il brame comme pour affirmer encore un peu plus sa domination.

Sur notre week-end, nous avons pu observer 8 cerfs, 21 biches, 10 chevreuils ainsi que de nombreux sangliers et renards sans oublier… un élégant petit écureuil. Une cuvée 2012 exceptionnelle. Rendez-vous l’année prochaine.

Dominique Ludwig 

Sur les traces des espèces invasives (Le 18/08/2012)

Malgré la chaleur (près de 30°), nous avons passé un super moment. C’était vraiment surprenant de découvrir que Bruxelles soit une ville si verte mais aussi très important de comprendre l’enjeu politique de pouvoir préserver ces poches de verdure et notamment avec la discussion sur l’agrandissement du ring. Bref, une belle journée avec un guide fort instruit et sympathique.

Bertrand Lauret

A la rencontre des castors (Le 8/07/2012)

Nous avons pu découvrir au fil de l’eau, les interactions entre les castors et leur environnement, leurs mœurs, leur histoire passée et présente…

Le guide nous a montré les diverses étapes de constructions des barrages et huttes… nous avons réellement été impressionnés par cette démonstration de force et d’ingéniosité dont sont capables ces (pas si) petits rongeurs…

Après un repas et quelques échanges d’idées dans une sympathique taverne, nous arrivons au moment tant attendu, le rendez-vous avec les castors. Après avoir pris place le long de l’Ourthe en « mode » affût, tous silencieux et immobiles dans l’attente et l’observation… L’obscurité tombait doucement ainsi que la bruine… un temps de castor!? Juste avant que l’impatience et la tétanie ne nous gagnent, notre guide nous fait passer le mot: il en a repéré un ! Mais où? Impossible à voir! Un massif de reines des prés (leur nourriture préférée) me masque l’endroit visé! Encore quelques minutes et à leur troisième sortie, enfin, je peux les observer, la luminosité est devenue tellement faible que j’abandonne l’appareil photo pour les jumelles et pendant encore une heure on peut les observer dans et hors de l’eau, allant chercher de la nourriture et la ramenant vers leur hutte! En apothéose deux jeunes font leur apparition… probablement leur première sortie nous glisse à l’oreille notre guide !

Mark Liekens

Le bois de Hal (Le 5/05/2012)

Les jacynthes, comme bon nombre de fleurs des sous-bois, fleurissent alors que les feuilles des arbres ne sont pas encore épanouies.

Au bois de Hal, la floraison a lieu en avril/mai. Le spectacle atteint son apogée lorsque les fleurs sont bien épanouies et que les jeunes feuilles de hêtres vert tendre viennent d’apparaître.

Le bois nous a accueilli le 28 avril dans toute sa splendeur (et sans une goutte de pluie !).

En ce samedi matin, peu de monde encore pour assister au spectacle qui chaque année attire les foules. Et si la jacynthe est la vedette du moment, d’autres beautés nous attendent au détour des chemins empruntés: Ail des ours, moscatelline, Anémone des bois, arum, muguet, Maïanthème à deux feuilles… pour une balade printanière bien agréable.

Marianne Verboomen

Spécial rapaces – Belgique (Du 13 au 15/04/2012)

Notre première balade nous amène au “Fondry des Chiens” à Nismes où nous repérons assez rapidement une fleur typique des pelouses calcaires : l’Anémone pulsatille. Le site est assez calme, la météo couverte n’incitant pas les oiseaux au chant, quand tout à coup, un “kru-kru-kru” se fait entendre, signalant la présence d’un Pic noir, le plus grand pic belge. Nous le repérons sur le tronc d’un Pin noir. Il descend alors au sol pour se nourrir, avant de se poser sur un chêne, non loin de nous.

Après le souper, nous partons pour une carrière où est installé un couple de Hiboux grands-ducs ; nous y arrivons alors qu’il fait encore clair et nous avons le plaisir d’admirer la femelle occupée à couver. Alors que les Grives musiciennes nous offrent un concert tonitruant, un chant sourd se fait entendre, c’est le mâle qui chante avant de partir en chasse. Nous espérons l’apercevoir mais en vain. Tandis que l’obscurité est presque complète et que les grives finissent leur concert, c’est un mâle de Chouette hulotte qui entonne quelques notes dans les bois des alentours.

Le dimanche, les rapaces diurnes étaient à l’honneur avec deux Busards Saint-Martin nous offrant un spectacle de voltige près de Roly et un Faucon pèlerin au barrage de l’Eau d’Heure, sans compter l’observation d’une sympathique Pie-grièche grise.

Véronique Adriaens

Chemins en Brabant wallon (Le 19/02/2012)

Rendez-vous sous le kiosque de la magnifique place d’Ohain à 13h30 . La guide nous attend avec le groupe qui est déjà au complet.

La balade est très diversifiée, nous traversons une partie du village et par un petit sentier nous arrivons à une ancienne plage qui durant la seconde guerre mondiale attirait énormément de personnes. Actuellement elle n’existe plus et les marécages ont repris leur place, ce qui nous permet d’observer la flore et la faune (oies, poules d’eau, canards, oiseaux).

Nous traversons champs et bois bercés par les explications de la guide qui nous sont bien utiles pour comprendre la transformation des paysages à travers les années. Le pas est soutenu mais la balade est super agréable malgré les petites intempéries et les conditions parfois difficiles pour progresser dans la boue.

Après 2h30 de marche et les 9 km 860 nous rejoignons le lieu de départ heureux d’avoir découvert de nouveaux paysages et un village qui vaut le déplacement.

Micheline Fontaine

Réveillon à la mer du Nord – Belgique (Du 30/12/2011 au 1/01/2012)

Notre week-end commence par une balade dans les  ‘Uitkerkse polders’. Nous avons le loisir d’observer les grands classiques du site, comme les Oies cendrées et rieuses, les Canards siffleurs et souchets, les Tadornes de Belon,…

En sortant d’un affût, notre regard est attiré par le passage d’un oiseau. Après un peu de recherche, c’est un Hibou des marais qui est repéré puis deux, en chasse assez loin et puis deux autres décollent à proximité de nous, avant de s’éloigner. Régulièrement, pendant notre tour, nous observons un Hibou des marais en chasse. Alors que nous retournons aux voitures, certains participants ont même la chance d’en admirer un perché sur un poteau. Au minimum 4 individus ont été vus en même temps mais, il est probable que nous en ayons vu plus car un autre ornithologue nous en signale 15 sur le site…

Le lendemain, c’est au Zwin que nous nous rendons et notamment sur la plage où nous retombons en enfance alors que nous cherchons et trouvons des dents fossilisées de requin et de raie .

Le soir, nous nous retrouvons, après un excellent repas de réveillon, sur la digue pour admirer les mille et un feux d’artifice fêtant l’arrivée de l’an neuf.

Véronique Adriaens

Au pays de Nisramont (Le 13/11/2011)

Le soleil devait être au rendez-vous, mais non, c’est à l’ouïe que nous avons suivi les migrations des oies.

La balade était annoncée sans trop de difficultés, mais non, une montée, la dernière, a été zappée dans la fiche technique.

Nous avons tous bien réalisé qu’au Hérou, l’Ourthe est bel et bien encaissée, nous donnant des paysages superbes laissant libre court à l’explication de leur formation, aux légendes, à l’histoire celte… et tout cela dans la bonne humeur de chacun.

Marie Anne Maniet

Les volcans de l’Eifel – Allemagne (Du 21 au 23/10/2011)

Pour moi, une pierre était une pierre, un volcan, un volcan. Mais en faisant le tour de l’Eifel, sous le soleil d’octobre, ce fut comme un big bang dans ma tête.

Je suis donc parti à la découverte des volcans de l’Eifel, avec guide géologue et compères naturalistes, toujours prêts à sortir le marteau, la loupe, à casser la roche pour en découvrir ses secrets.

Volcanique ou pas ? Et d’où viennent ces cristaux ? Et ces bulles qui sortent du sol pour nous rappeler que le calme apparent n’est que sursis.

Je sais maintenant qu’il y a des volcans cracheurs de lave, d’autres éructant la poussière, qu’il ne faut pas courir au Chili ou aux Philippines pour en découvrir les mystères. Ils sont là de l’autre côté de la frontière, dans cette Allemagne proche et méconnue, depuis dix ou cent mille ans. Une terre criblée de trous, de « maar » ces cratères comblés d’eau, de collines cachant leur colère souterraine passée, comme nos terrils, la sueur de nos aïeux.

Une découverte, vraiment.

Jean-Michel Lalieu

A la rencontre de la cigogne noire – Luxembourg (Du 13 au 14/08/2011)

Samedi après-midi, lors de notre première balade du week-end, après avoir déjà aperçu quelques instants une première cigogne noire, nous avons le plaisir d’admirer dans le ciel au moins une dizaine de milans royaux, virevoltant majestueusement dans les airs. Au milieux de ceux-ci, deux cigognes noires passent au dessus de nous tout en prenant de l’altitude. C’est également à ce moment qu’un des participants repère posé dans un arbre un rapace qui s’avère être un Autour des Palombes, espèce particulièrement discrète. On ne savait plus où regarder…

A la fin de notre promenade, une jeune Pie-grièche écorcheur est repérée dans un buisson. Celle-ci semble assez nerveuse et nous nous l’expliquons très rapidement : dans ce même buisson, nous observons dans un nid, sans doute le sien, une hermine qui cherche très vraisemblablement quelque chose à se mettre sous la dent…

Véronique Adriaens

Irlande sauvage : entre océan et collines (2011)

Partis très tôt de l’aéroport de Charleroi, nous avons passé une après-midi au Bamboo Park tout près de notre hôtel … premier contact avec la baie ensoleillée. C’est un couple de belges qui l’a créé mélangeant bambous et bien d’autres essences.  L’accueil est très sympathique,  les cakes bons à y retourner. C’est là qu’Odette a commencé à nous passionner avec son savoir floristique.

Tous les soirs et matins avant notre départ, nous nous inquiétions des prévisions météorologiques locales … double adaptation … car la réalité était à l’opposé de ce qui était annoncé. Heureusement, car en définitive, nous avons eu de belles journées ensoleillées (oui, je n’ai pas oublié, on s’est fait tremper une après-midi, mais sans cela nous n’aurions pas connu le vrai temps irlandais!) dans de très beaux paysages aux riches nuances de couleurs. Odette a continué à partager avec enthousiasme ses connaissances des plantes et Alain et Daniel nous ont permis d’observer une île toute blanche de Fous de Bassan grâce à leur longue-vue.

Mais il n’y a pas eu que cela … nos balades étaient jalonnées de mégalithes celtiques dont la configuration est en relation avec la position des astres et des constellations … ce qui nous a fait réfléchir, observer et émettre une série d’hypothèses … dont personne ne connait encore les explications réelles.

Marie Anne Maniet

Texel à la carte – Pays-Bas(Du 26 au 29/05/2011)

Une île, la mer, les oiseaux marins…

Notre guide a l’expérience des sites. Pendant le séjour, avec une alternance réfléchie en fonction des marées et de la météo, elle nous emmènera successivement des bords de la mer aux dunes en passant par les plans d’eau intérieurs. Ces milieux hébergent une belle variété d’espèces.

On fait le plein d’observations, tant en oiseaux d’eau qu’en petits passereaux. On trouve aussi le temps faire un peu de tourisme : la visite d’Ecomare mais surtout l’excursion en bateau à la découverte des phoques et la séance de pêche à la crevette grise. Avec en prime, l’escorte de goélands, mouettes et sternes, les maraudeurs habituels. Une balade matinale nous emmène dans un paysage de dunes et un vallon fleuri d’iris où cohabitent chevaux et highlands.

Un solide dépaysement pour les Trientalistes.

Gabriel Ney 

La Baie de Somme – France (Du 2 au 5/05/2011)

Notre première rencontre avec « la Baie » se fit dans les dunes qui la bordent et sur son estran. Végétation typique, premiers oiseaux et laisses de mer alimentent notre première après-midi.

Le lendemain est consacré au célèbre parc du Marquenterre. La sécheresse sévit ici aussi et le niveau des plans d’eau est au plus bas. Cela se ressent sur le nombre d’espèces présentes mais l’avocette élégante, l’échasse blanche, la spatule, la grande aigrette, …et bien sûr les cigognes se laissent observer dans les affûts disposés tout au long du parcours. D’autres, plus discrètes, comme la rousserolle effarvatte ou le phragmite des joncs n’échappent cependant pas à nos oreilles attentives.

Samedi, à la pointe du Hourdel, nous observons des phoques qui se reposent sur le sable. Le site du Hâble d’Ault, séparé de la mer par un cordon de galets sur lesquels poussent pavots cornus et choux marins, la succession de dépressions humides et de roselières et enfin le Bois de Cise, au-dessus des falaises, offrent d’autres belles observations comme ce bruant jaune qui chante bien en vue.

Et pour notre dernière étape, nous montons jusqu’à la chapelle des marins et redescendons sur la baie entre obione, aster de mer et troscart maritime….

Marianne Verboomen

Les lacs de Champagne – France (février 2011)

Le séjour démarra en fanfare à la presqu’île de Champaubert : Grèbe à cou noir, Garrots à œil d’or, Sarcelles d’hiver et un passage furtif du Martin pêcheur d’Europe. La Ferme aux Grues nous a permis d’admirer un millier de … Grues cendrées et de nombreux passereaux.

A la tombée du jour, la beauté et la sérénité du lac du Der nous ont incités à la contemplation en attendant le retour des grues qui s’effectua par paquets plus ou moins importants, et dans une ambiance sonore bien typique.

Samedi, les trois autres lacs de Champagne (d’Amance, du Temple et d’Orient) nous ont émerveillées par leur richesse ornithologique : des bandes de Tarins des aulnes , une dizaine de Grosbecs casse- noyaux, le visible Bruant jaune et le discret Bruant des roseaux, le Milan royal, des Chevaliers gambettes, des Combattants variés …

Les cerises sur les nombreux gâteaux de ce week-end furent la Pie-grièche grise, un couple de Busards Saint-Martin et la vedette de l’endroit, le Pygargue à queue blanche, qui sema la panique parmi les vanneaux. 

Last but not least, nous nous sommes régalés des menus du terroir de l’auberge et Champagne oblige, nous avons trinqué aux bulles et à nos belles observations!

Sophie Glotz

Les oiseaux de Zélande – Pays-Bas (janvier 2011)

Lors de ce week-end nous avons visité divers sites connus de Zélande afin de donner une bonne idée de la variété des espèces hivernantes. Quel plaisir de prendre le temps d’observer les oiseaux dans une belle lumière d’hiver ! Nous avons également pu donner de bons critères d’identification et régaler les participants des petites anecdotes concernant nos amis à plumes. 

Le samedi, après un bon pique-nique face au Veerse Meer, nous avons pu observer un peu de tout : Canards siffleur, chipeau, souchet, Sarcelles d’hiver et Garrots à œil d’or, Harles piette et huppé, Courlis cendré et Chevalier gambette. Les Canards siffleurs étaient l’espèce la mieux représentée, assurant une belle ambiance sonore. 

Sur le site du « Plan Tureluur », le splendide Harle huppé fit une tentative de parade ! Et la touche finale fut le discret Râle d’eau … 

Dimanche, c’est dans une belle lumière d’hiver que nous avons pu ajouter à la liste les Oies cendrées et rieuses, les Bernaches nonnettes et cravant, des Harles piettes (dont un splendide mâle, comme dessiné à l’encre de chine), des Spatules blanches … 

Le Brouwersdam nous a permis d’observer de tout près des oiseaux plus marins comme les Bécasseaux maubèches et violets, le Tournepierre à collier s’affairant dans les rochers et au loin, la Macreuse brune. 

Le week-end se termina joliment par l’observation de la Linotte à bec jaune, petit passereau nordique qui est relevé de plus en plus régulièrement dans nos régions depuis quelques années. 

Sophie Glotz

L’Engoulevent (3 juillet 2010)

C’est dans une ambiance conviviale, et pleine d’humour que nous avons passé cette journée dans la région de Couvin. Quel écrin ! Quels guides ! Tout fut pour moi expérience et émerveillement durant cette journée. Entre la visite de ce lieu riche en biodiversité (150 nichoirs, libellules, grenouilles, tritons, écrevisses,…le tout dans une végétation luxuriante), une démonstration de bagage de bergeronnettes des ruisseaux, la visite d’un élevage d’ombres et de truites fario,… Erik Damman et Henry ne se sont pas arrêtés là, ils avaient gardé le meilleur pour la fin.

C’est dans une coupe forestière que la soirée s’est terminée, aux sons des chants et cris d’oiseaux. Nous avons été accueillis par les cris de jeunes Hiboux moyens-ducs certainement en attente de nourriture. La grive musicienne et le merle chantaient à cœur joie dans cette clairière. En silence, nous attendons, nous écoutons…dans l’espoir d’entendre et peut-être de voir l’engoulevent.

Rapidement celui-ci se fait entendre au loin, son chant est un ronronnement typique, continu, sonore, rapide et dur. On pourrait le comparer à une ‘crécerelle’.

Quelques secondes plus tard l’oiseau curieux nous survole à quelques mètres pour aller se poser dans un grand épicéa et assez longtemps pour que nous puissions l’observer aisément dans nos jumelles. Pour venir par la suite voler à notre hauteur au ras de cette végétation relativement basse, comme pour nous montrer toute son agilité, sa légèreté, son envergure impressionnante par rapport à sa petite taille. Le voilà à nouveau dans l’épicéa peut-être pour nous saluer avant de retourner au nid. Nous quittons la clairière tout en écoutant un autre mâle chanter au loin.

Je garderai un excellent souvenir de cette très belle observation. 

Isabelle Bastogne

Spécial mammifères (Du 25 au 27/06/2010) :

Notre week-end « mammifères » en Ardenne s’est déroulé dans des conditions d’ensoleillement exceptionnelles. Au cours de ce séjour, nous avons observé un nombre élevé de grands mammifères (cerfs, biches, chevreuils, sangliers) ainsi que de nombreuses espèces d’oiseaux et de plantes.

Dimanche matin, après avoir bu un bon café et mangé quelques biscuits, nous partons alors que le jour se lève à peine. Une fois sur place, nous nous enfonçons au cœur de la forêt de Saint-Hubert en empruntant un petit sentier qui doit nous mener à une tourbière restaurée via un projet life. Nous sommes accompagnés par les chants du rouge-gorge, du pinson et de la grive musicienne. Soudain, au milieu d’un coupe-feu, nous observons un groupe de biches accompagnées d’un grand cerf. Ses bois sont en pleine croissance et sont recouverts d’un velours qui leurs donnent un « look » inhabituel mais tellement beau.

Le velours est, en fait, une peau qui protège et irrigue les nouveaux bois afin de permettre leur croissance. Il est magnifique. Notre observation est d’autant plus exceptionnelle qu’à cette époque les cerfs se montrent très discrets. Peut-être, sont-ils un peu gênés de se montrer sous cet aspect ! Les animaux broutent paisiblement et nous pouvons les observer à très courte distance pendant de nombreuses minutes avant qu’ils ne rentrent dans la forêt. Ils ne nous ont même pas remarqués. A coup sûr, l’observation « 4 étoiles » du week-end ! 

Dominique Ludwig

La parade du Tétras lyre – Pays-Bas (avril 2010)

Nous marchons silencieusement sur le sentier sablonneux. Les étoiles tapissent encore le ciel, mais l’aube approche. La matinée promet d’être belle.

Un roucoulement lointain vient de la lande. Il semble s’écouler sur les pentes douces couvertes de bruyères: le Tétras lyre chante déjà. De temps en temps il s’interrompt pour lancer un cri bi syllabique qui déchire l’air calme du petit matin. Plus loin, nous en entendrons un second qui se laissera admirer complaisamment. Il arpente son arène de parade le cou gonflé et la queue retournée pour faire  apparaître ses plumes blanches. Il ponctue sa danse de sauts verticaux assortis de battements d’ailes. Les femelles observent à distance; lequel choisiront-elles ? Deux chevreuils broutent sur la crête. L’astre du jour apparaît orange vif, salué par le chant de deux courlis en vol de parade.

Oui la matinée fut belle.

Alain Bouchat

Weekend spécial rapaces (avril 2010)

Un des objectifs de notre week-end est l’audition voire l’observation du Grand-duc d’Europe, le plus grand rapace nocturne de notre région. Dès lors, le vendredi soir, après avoir soupé rapidement, nous nous rendons dans une carrière où niche un couple .

Un peu avant le coucher du soleil, nous nous installons en affût à peu près en face du nid où la femelle, parfois visible, ne se montre pas. L’attente commence, au son du chant de divers oiseaux comme la Grive musicienne, le Rougequeue noir, le Rougegorge familier, … un vrai concert.

La nuit est quasi tombée lorsque le mâle survole la carrière. Il arrive derrière nous, et tellement bas qu’aucun participant n’aura la chance de l’apercevoir. Ses plumes spéciales rendent son vol totalement silencieux. Il est très vraisemblablement parti chasser et donc attendre ne sert plus à rien. Nous rentrons donc au gîte bredouille mais heureux d’avoir pu découvrir le site où niche cet oiseau féérique.

Le lendemain, après une belle balade forestière, nous tentons à nouveau notre chance, et cette fois, dans la cavité où se situe le nid, nous pouvons apercevoir les aigrettes de la «grande-duchesse», au grand bonheur des participants.

Véronique Adriaens 

Réveillon à la mer du Nord (décembre 2009 – janvier 2010) 

Ce matin, la plaine d’Uitkerke est plongée dans un épais brouillard, nous venons y observer les oies rieuses, à bec court, cendrées ainsi que les bernaches nonnettes. Deux hiboux des marais sont signalés, mais ils resteront derrière le rideau ouaté. Puisque nos yeux ne nous servent pas, nous nous entraînons à reconnaître les oies à l’oreille. Chaque espèce a une voix bien caractéristique, ce n’est finalement pas si difficile : les oies rieuses ont une voix très aigue, sifflante, les oies cendrées ont le même cri que l’oie domestique,… Nous en profitons aussi pour observer les plantes sauvages bien particulières de ce milieu. Le temps finira par se lever nous permettant d’observer les caractères distinctifs de chaque espèce. La visite du Zwin le lendemain, tiendra ses promesses avec une belle brochette d’observations : courlis, pluviers, avocettes, gravelots, tarier pâtre ainsi que deux Busard Saint-Martin en quête de proies.

Au fil de la Sambre (novembre 2009)

La Haute Sambre, cette région peu connue de certains, surprend par ses ambiances bucoliques qui rappellent  la vie de  labeur des bateliers. Les biefs, écluses, déversoirs, se succèdent pour nous compter l’histoire de ces durs travailleurs. Le chemin de halage nous conduit sur leurs pas le long de la rivière ou les traces d’un temps révolu se révèlent sous la forme d’une grange batelière ou d’une maison d’éclusier. Nous rencontrons au cours de notre balade de nombreux canards (colverts, milouins, morillions), grèbes huppés et castagneux. Les hérons ne sont pas en reste et nous  ravissent par leur vol ajestueux,  souvent accompagnés par des goélants, des mouettes, et des cormorants. Et soudain, le long d’un méandre recoupé de la rivière, nous apercevons la flêche bleue métallique du martin pêcheur. Tout cela dans un cadre de versants de rivière parés des milles couleurs de l’automne, cela donne envie d’y retourner encore, alors à l’année prochaine…     

Pierre Patiny

Circuit à la découverte des Volcans d’Eifel – Allemagne (octobre 2009)

Après avoir visité, durant deux jours, la région du volcan Laacher see et la région de Gérolstein, nous entamons, notre troisième journée pour réaliser un circuit au
sein même du Vulkaneifel European Geopark. Nous démarrons de bonne heure, à partir de Daun, pour parcourir la route des
volcans allemands, à la découverte de 4 des plus beaux « Maars» (lac de cratère), surnommés les « yeux bleus » de l’Eifel.
Nous commençons par une promenade autour des trois Maars de Daun où nous marchons autour de beaux lacs circulaires formés au plein coeur des 3 volcans.
Nous prenons ensuite la direction de Strohn pour admirer l’énorme bombe volcanique de près de 4 m de diamètre formée par un effet boule de neige.
Nous pique-niquons en bordure du Meerfelder Maar, l’un des Maars les plus idylliques de l’Eifel partiellement couvert de nénuphars. Après le dîner, nous nous baladons autour du lac à la découverte des canards et foulques cachés au détour des roseaux. Le long du parcours, nous nous arrêtons sur un belvédère qui nous offre une superbe vue sur les vestiges du château médiéval de Manderscheid. Nous terminons notre circuit par la visite du petit geyser de Wallenborn qui jaillit du sol, toutes les demi-heures à plus de 3m de haut en laissant échapper une odeur de soufre.

Carole Volon

Baie de Somme – France (mai 2009) 

Le Crotoy, j’attends le groupe, les voici, tous très sympathiques, dès le premier contact, le courant passe bien, et nous partons pour une première prise de contact avec la baie de Somme lors d’une belle balade le long de la mer.

Le lendemain, c’est la révélation pour tous. En passant la porte du parc du Marquenterre, nos ‘ornithologues en herbe’ ne savent plus ou donner des jumelles, entre canards, oies, cigognes, spatules, aigrettes. Ils ont l’air tout à fait perdus mais admiratifs devant tant de beauté. 

Et pourtant…

Le jour suivant est celui des phoques qui nous font l’honneur de leur présence au cap Hornu, et de la découverte du Hable d’Ault. Là nos débutants en ornithologie font merveille en reconnaissant au loin ce qu’ils ont vu de près la veille. Ce sont de bons élèves!!

Comme récompense, une observation extraordinaire nous est offerte par la présence d’un grand labbe. Le séjour se terminera par une visite à la chapelle aux marins à Saint-Valery et un repas entre nouveaux amis… 

Le tétras lyre – Pays-Bas (2009)

Quel voyage … !

Nous avons observé des dizaines d’oiseaux différents et mieux encore nous les avons écoutés chanter, pour mieux les reconnaître. Notre guide Pierre Lambelin a partagé avec nous ses connaissances mais surtout sa passion pour les oiseaux.

Ce fut un véritable bonheur, une véritable (re)découverte pour tous, un délice pour nos oreilles. Nous avions tous déjà participé à des activités ornithologiques, mais ce fut pour ma part différent. L’approche était très ludique, dans une ambiance plus que conviviale et le tout dans des paysages de landes de bruyères hors du commun.

Les observations étaient au delà de nos espérances… Pic vert, pic noir, pipit farlouse, bergeronnette de Yarell, cochevis huppé, bouvreuil, linottes mélodieuses, des tariers pâtres par dizaines…busard Saint-Martin, mais aussi et c’est pour lui que nous avions fait le déplacement : le tétras lyre!

Nous étions au point d’affût avant le lever du soleil pour ne rien rater du spectacle. Le premeir matin nous les entendons, ils sont proches…, d’un coup deux mâles prennent leur envol, ne nous laissant que très peu de temps pour les observer. Mais nous reviendrons le lendemain.

Dés l’aube, sous les regards d’une dizaine d’observateurs, un mâle parade sur une arène à 200 m. A l’aide de longues vues et de jumelles, nous l’avons observés parader. Enchaînement de petits sauts, de danses, de ‘roucoulements’. Un véritable spectacle d’exibition qui a tenu toutes ses promesses!

Nous avons fait un détour par la Zélande sur le chemin du retour, nous y avons observé de nombreux oiseaux limicoles ainsi que de beaux phoques gris et phoques veaux-marins pêchant près des berges. Encore un beau spectacle à ajouter à notre voyage.

Réveillon à Chassepierre (décembre 2008) 

Cette année sera celle des mouflons. Nous nous moquons de la brume et du gel, et entamons une promenade forestière. Son tracé a l’avantage de comprendre de nombreux virages que nous franchissons  après un arrêt d’observation. Derrière le cinquième, une belle harde de mouflons broute paisiblement. Dix animaux en tout se laissent observer : des agneaux, brebis et jeunes mâles. Ils s’éclipseront lentement vers une pente vertigineuse surplombant la Semois. La promenade reprend, et nous restons vigilants.

En fin de circuit, la chance nous sourit à nouveau : deux splendides béliers parcourent une clairière. Leurs cornes épaisses forment presque un tour complet, une tache blanche orne leurs flancs, leur museau blanc contraste avec leur truffe noire. Ils respirent la puissance.

Nous rentrons euphoriques et fêterons cela à l’apéritif du repas de réveillon.

Plus jamais nous n’hésiterons à sortir l’hiver.

Les brumes rendent romantiques les versants de la Semois, le gel charge la rivière de glaçons. A la recherche d’eau libre, les oiseaux s’y concentrent : quatre cygnes tuberculés nous survolent, des harles bièvres et un superbe mâle de garrot à œil d’or plongent dans l’eau glacée, deux grandes aigrettes arpentent les berges.

Mais la surprise viendra à minuit cinq : des cris de grues cendrées emplissent la nuit, comme pour saluer l’an nouveau. En halte de migration, elles ont probablement été effrayées par un feu d’artifice voisin.

C’est certain, plus jamais nous n’hésiterons à sortir l’hiver.

Les volcans de l’Eifel – Allemagne (octobre 2008)

Un w-e géologique ? Des volcans pas loin de chez nous ? Avec une guide qui a le sens de la vulgarisation, la géologie devient un roman fantastique.  Nous commençons par le lava Dome, où nous vivons en direct (image, sons et vibrations) une des plus formidables éruptions que connut la région, il y a 13.000 ans. Elle a couvert les environs de cendres et a engendré un cratère énorme occupé par un lac, le Laacher See.

Nous pénétrons ensuite dans une coulée de lave basaltique, qui fut exploitée pour les pierres de construction et pour la fabrication de meules. Les cavités ainsi créées on servi par la suite au stockage de bière…Mais il est temps de rejoindre le plein air. Une superbe météo nous attend pour arpenter les bords du Laacher See. Malgré la sérénité du site, nous nous surprenons à rêver devant l’ampleur du cratère : la violence de l’éruption fut immense. Mais aujourd’hui, la forêt est splendide avec ses couleurs d’automne flamboyantes. Les eaux du lac, incroyablement calmes, reflètent le bleu du ciel et le cuivre des arbres.

Mais….asseyons-nous au bord de l’eau et attendons : des chapelets de bulles s’échappent du fond. Ce sont des émanations de gaz carbonique provenant d’une poche de magma encore présent en profondeur.

Nous visitons ensuite une ancienne carrière où les cendres volcaniques ont été exploitées. L’épaisseur de cendres est de 30 mètres. On peut y lire les épisodes successifs de l’éruption. On estime à 6 kilomètres cubes la quantité de cendres expulsées en quelques jours. Mais la nature a ici aussi repris ses droits : nous trouvons une superbe plume de hibou grand-duc. Il doit sans doute nicher dans la carrière.

Le lendemain, nous découvrons la région de Gerolstein : on y admire une coulée de lave. Notre promenade nous fera découvrir le volcan qui en est responsable, mais aussi un superbe parcours en forêt, encore dans la brume du matin, un abri néanderthalien et un récif corallien fossile.

Une halte dans une ancienne carrière de cendres nous permettra de rapporter des pierres volcaniques.

Pour notre dernier jour parmi les volcans, nous visitons encore trois lacs de cratères dans leur écrin de forêt, pour terminer en beauté par l’énorme bombe volcanique de Strohn et le geyser de Wallenborn. Eh oui, la terre est encore chaude dans l’Eifel.

Kyplex Cloud Security Seal - Click for Verification